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Le Caudron

Le C.270 était un biplan conventionnel avec des ailes à simple console, en quinconce et d’égale envergure. Le pilote et un seul passager étaient assis en tandem dans des cockpits ouverts. Il était construit sur un fuselage entoilé au lieu du fuselage recouvert de bois du C.230. Un autre raffinement incluant des surfaces de contrôle revues ainsi que le train d’atterrissage inférieur et un mécanisme simplifié de repliage des ailes.

Cet avion eut un immense succès avec plus de 700 machines construites (modèle de base et variantes) en une décennie, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Sur cette production, 296 ont été achetés par le Gouvernement français pour l’entraînement de ses pilotes dans le cadre de l’Aviation populaire. La pilote et monitrice Yvonne Jourjon a formé des futurs as de la chasse française.

Plusieurs exemples ont connu un emploi militaire comme avion de liaison.

Lors de l’expédition du général de Gaulle à Dakar en 1940, deux avions Luciole ont décollé du porte-avions Ark Royal et se sont posés sur l’aérodrome de Ouakam (Sénégal) pour installer un dispositif de signalisation optique après avoir rallié à la France libre le groupe de chasse 1/4. C’est un échec ː le chef du GC 1/4, le commandant Guy Fanneau de la Horie, et le colonel Georges Pelletier-Doisy, commandant l’armée de l’air au Sénégal, de passage sur la base, font arrêter les émissaires gaullistes.

Les exemplaires survivants du conflit seront très demandés comme avions remorqueurs de planeurs à l’École de l’air de Salon-de-Provence.

 

Maquette donnée par Mme BOITEL et Mr Yvon MOURIER.